Année : 1993 -  Durée : 9'

Genre : Orchestre de chambre

Effectif : Orchestre : 5 flûtes (2 flûtes alto, flûte basse), 2 clarinettes (clarinette basse), cor, 4 saxophones (soprano, alto, ténor, baryton), 4 percussions, cymbalum, clavecin, contrebasse,4 cordes pincées (guitare baroque, luth baroque, luth renaissance, théorbe).
Le groupe de cordes pincées peut être remplacé par tout autre instrument à cordes pincées (guitare, mandoline, harpe, etc.)


Détails : Commande du Festival Musica pour les élèves du Conservatoire de Strasbourg
Création à Strasbourg, le 2 Octobre 1993 avec Marc Coppey et Renaud Déjardin, violoncelles
Ensemble instrumental du Conservatoire de Strasbourg
Direction Philippe Cambreling
Enregistrement Radio-France, diffusion France-Musique


Édition : Salabert

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Les Gémeaux
concerto pour deux violoncelles
et orchestre de chambre


Notice :

Les Gémeaux sont ce que j'appellerais une œuvre "à la carte".

Il s'agissait d'écrire pour des élèves du Conservatoire de Strasbourg, de niveaux très différents, une œuvre techniquement assez facile, sans qu'elle fût simpliste.

En outre, je me suis retrouvée à la tête d'une formation instrumentale assez extravagante puisque j'ai décidé de composer l'œuvre pour ceux qui désiraient participer à une création contemporaine.
Il me fallait donc trouver une forme qui me permette d'attribuer à chacun un rôle intéressant.

Jean-Dominique Marco, Directeur du Festival Musica, m'avait suggéré de placer au centre de l'œuvre deux jeunes violoncellistes: l'un, Marc Coppey, ancien élève du Conservatoire de Strasbourg et déjà engagé dans une brillante carrière, - l'autre, Renaud Déjardin, âgé de 15 ans, encore élève au conservatoire.

La triple gageure de ce projet m'a plu.

J'ai traité les deux parties de violoncelle de façon indissociable : les "Gémeaux" déroulent parallèlement leurs variations tout au long de l'œuvre.
Autour d'eux, des groupes de timbres jouent un rôle de coloration harmonique ou rythmique: les cinq flûtes, le quatuor de saxophones, les percussions en perpetuum et les instruments baroques avec la contrebasse.
Deux parenthèses élégiaques viennent apporter une respiration nouvelle à l'œuvre: la première aux clarinettes, la seconde à la flûte basse.

Enfin, un "signal", constitué par des accords en résonance - avec en leur centre le timbre très particulier du cymbalum - et une brève interjection du cor, vient ponctuer les différents épisodes.